Cantine sans frontières : Menu Albanais

Repas préparés et organisés par des personnes sans-papiers.

Pour rappel, chaque mois, les cantines sont organisées avec les personnes concernées et les recettes sont mutualisées afin assurer une répartition équitable entre chaque participant.

Les cantines sont à prix libre. Tous les derniers samedis du mois à partir de 12h30.

Ciné-club : The Host de Bong Joon-ho

(19h auberge espagnole, 20h30 proj.)

The Host
Bong Joon-ho, 2006, 120 min

À Séoul, à la suite d’un rejet de produits toxiques dans le fleuve Han par des bureaucrates américains, un monstre mutant, surgi des eaux, attaque la foule pour garnir son garde-manger. Park Hee-bong tient un petit snack au bord du fleuve où il vit avec les siens. Lorsque sa fille Hyun-seo se fait enlever, c’est toute la famille qui se lance à son secours.

Mélangeant comédie sociale, horreur, burlesque, parodie de film catastrophe et suspense haletant,
The Host (« l’hôte ») nous plonge dans l’épopée politique d’une famille partie à
la recherche de son enfant. Face à un monstre aussi agile qu’imprévisible, l’effroi et la panique saisissent la foule qui se croit exposée au virus – successivement péril bactériologique dont on brandit la menace, puis mode de propagation d’une désinformation orchestrée par le gouvernement et les médias. Dans ce grand cirque de la crise, où se jouent les liaisons dangereuses entre les États-Unis et la Corée, nos héros, aussi ridicules qu’attachants, devront traverser des épreuves initiatiques et des questionnements philosophiques, et défier la puissance gestionnaire d’un État peut-être plus monstrueux que…
the host lui-même.

Le Socialisme sauvage, présentation par l’auteur, Charles Reeve, suivie d’une discussion

Alors que nous sommes nombreux à faire l’expérience de la lutte sociale et de la répression, les idées d’autoorganisation et de démocratie directe interrogent plus que jamais nos pratiques. En France, au Chili ou au Liban, la crise de la représentation, le rejet des leaders, la spontanéité, etc. marquent les manifestations actuelles.

Pourtant, le vieux principe de la démocratie directe, qui prit forme en 1789, a traversé les époques révolutionnaires avant de se trouver à nouveau dans les mouvements de
contestation. Le principe d’autogouvernement s’y est toujours heurté aux principes autoritaires de représentation permanente. Les courants spontanés, autonomes et émancipateurs des mouvements sociaux ont toujours été rejetés par les chefs, y compris du socialisme avant-gardiste, et qualifiés de « sauvages », car leur échappant.

Dans son livre Le Socialisme sauvage. Essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours, Charles Reeve éclaire plusieurs moments de
l’histoire des luttes sociales, de la Révolution française jusqu’à la révolution portugaise de 1974 en passant par les soviets russes de 1905, les conseils ouvriers allemands de
1918 et les collectivités espagnoles de 1936, pour nous inviter à penser l’émancipation dans nos luttes actuelles.

Nous partagerons ce soir nos réflexions, interrogations, expériences et aspirations en présence de l’auteur.

Atelier d’écriture (de 18h à 21h) un mercredi sur deux

 mercredi 5 février, 19 février…
(Les dates précises seront dans l’agenda du programme papier/pdf.)

« Si les gens ne savent pas bien écrire, ils ne sauront pas bien penser, et s’ils ne savent pas bien penser, d’autres penseront à leur place. »

Orwell n’a pas tort, mais bien écrire, ce n’est pas aligner les belles Lettres. Ce n’est pas tailler la plume pour mériter les lauriers, ni pisser copie sans fautes ou dans un style impeccable. C’est, à l’aise et sans gêne, s’emparer de ce savoir-faire de l’humain pour affirmer ce qui lui passe par la tête, partager son émotion ou se foutre de la gueule
du monde. Vous pouvez tout écrire… Suffit de fracasser quelques verrous qui, sans rime et sans rire, font censure.

On peut vous y aider… à l’atelier de la Rétive, on va délibérément cesser de considérer l’écriture avec un respect angoissé pour la saisir à bras-le-corps, pour s’y jeter. à la sauvage, à l’entourloupe, à coups d’argot… à chacun sa guise ! Venez sans crainte : des carcans de contraintes sont prévus, qui facilitent un débondage sans débandade. On a des trucs et des épices pour que ce soit meilleur. Et alors, on va bien voir si, traînée dans la boue du quotidien, frottée aux humeurs crues, elle en ressort toujours si blanche, la page !

Cantine de la Rétive

 

 

 

 

Un dimanche par mois nos cordons rouge et noir vous invitent à partager un repas à prix libre. La cantine est destinée à soutenir les finances de la Rétive.

N’ ayant ni mécène, ni subvention, tant qu’ il y aura de l’ argent… il en faudra pour la Rétive !

(Pas d’alcool prévu. Chacun ramène sa boisson à partager).

Réunion mensuelle de la Rétive

Tous les avant-derniers dimanches du mois, la Rétive s’organise et concocte son programme !

Bienvenue à toutes les personnes qui souhaitent participer au fonctionnement du local, proposer une activité, une initiative …

Emma Goldman, une anarchiste au temps des révolutions, présentation par la cotraductrice de cette autobiographie Jackie Reuss, avec lectures et discussion

Présentation de l’autobiographie d’Emma Goldman Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions, L’Échappée, novembre 2018, avec Jackie (cotraductrice). Avec lecture de textes et discussion, suivies d’un repas (auberge espagnole)

Née russe en 1869, Emma Goldman émigre aux États-Unis à 16 ans. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle est de toutes les luttes : mineurs, ouvrières et ouvriers du textile, sans-emploi, aux côtés des Wobblies (Industrial Workers of the World – IWW) et d’autres syndicalistes. Cette rebelle, pour qui tout est politique, défend aussi avec acharnement le droit à l’avortement et à la contraception, l’amour libre et l’égalité homme-femme. Elle brave d’innombrables emprisonnements, la clandestinité et des menaces de mort. Mais c’est son opposition à la guerre et à la conscription qui lui vaut d’être expulsée en 1919 vers la Russie révolutionnaire.

Pendant près de deux ans, elle constate la misère de la population, l’incurie bureaucratique, la répression de toute opposition au pouvoir bolchévique, et elle proteste énergiquement, jusqu’à interpeller Lénine lui-même. Le tournant viendra avec l’écrasement de l’insurrection de Cronstadt : consciente que la révolution, qui avait incarné tous ses espoirs, est désormais perdue, elle quitte la Russie.

Elle vit alors des années d’errance à travers l’Europe et au Canada, dénonçant le régime bolchévique et secourant les prisonniers et exilés russes. Son autobiographie, qu’elle écrit
à Saint-Tropez, s’achève là, en 1928, mais elle ne cesse jamais de se battre. Après un court séjour sous haute surveillance aux États-Unis et son dernier combat, la révolution espagnole, « Emma la rouge » s’éteint à Toronto en 1940.


Ciné-club : Les Combattants de Thomas Caillet

(19h auberge espagnole, 20h30 proj.)

Les Combattants
Thomas Cailley, 2014, 98 min

Entre l’entreprise familiale et les copains, l’été d’Arnaud s’annonce tranquille. Jusqu’à sa rencontre avec Madeleine, aussi belle que brusque, bloc de muscles tendus tourné vers la fin du fin du monde. Il n’attend rien ; elle se prépare au pire.

Ripostant aux promesses d’effondrement, prophéties apocalyptiques et autres fantasmes survivalistes, Thomas Cailley met à l’épreuve le désir de vivre de deux jeunes dont les
premiers horizons semblent aussi fades que bornés.

Cantine sans frontières

Repas préparés et organisés par des personnes sans-papiers.

Pour rappel, chaque mois, les cantines sont organisées avec les personnes concernées et les recettes sont mutualisées afin assurer une répartition équitable entre chaque participant.

Les cantines sont à prix libre. Tous les derniers samedis du mois à partir de 12h30.