La Rétive s’exporte à la Grand combe !
Détails du Samedi 10 octobre à La frénétik
14h : Série de court métrage « explosif » entre chronique de la télé de rue Belge Zin tv et la télé de rue marseillaise Primitivi et également une série de court métrage de Jean Gabriele Periot
15h45 : Projection Mémoire d’un jardin de Gaëlle Marsaut avec à la fin un débat sur la situation au Chili et ouverture sur une situation global.
17h : Débat Fascisation ou Révolution
Depuis pas mal d’années, les difficultés à finir le mois ne cessent de s’accroître, les crises et catastrophes se succèdent, les tensions internationales se multiplient, l’avenir est de plus en plus grisâtre. Les dirigeants n’ont comme seule perspective de toujours plus nous serrer la ceinture et de nous imposer un ordre social de plus en plus répressif. Pourtant les richesses s’accumulent toujours dans les poches des capitalistes. C’est dans un système en crise que nous vivons, qui semble à bout de course mais qui reprend toujours son souffle à coup de lois anti-sociales, de répressions, de guerres…. Petit à petit nous voyons nos libertés se réduire, la violence de l’État s’intensifier, à côté de la violence économique. Qu’on soit étudiant, travailleur, chômeur ou retraité, nos conditions se dégradent et quand on conteste, au mieux ou nous ignore, de plus en plus on nous réprime. C’est ce processus de durcissement des instances, tant économiques que politiques que l’on nomme fascisation. Il n’a pas forcément besoin de faire grand bruit ou d’apparaître avec le hideux visage de l’extrême-droite pour s’immiscer au cœur du pouvoir et transformer la société.
Les partis ne proposent pas de réelle alternative, la majorité s’inscrit dans ce mouvement. Les discours et les logiques de répression économiques, politiques et policières, la dynamique du nationalisme et de la défense des intérêts « nationaux », par la guerre si nécessaire, sont partagés, en tout ou partie, par le monde politique et médiatique. En effet, l’explication du processus à l’œuvre ne peut pas se réduire à un simple choix idéologique, qu’il soit libéral, fasciste ou à la combinaison des deux que l’on voit aujourd’hui se développer, notamment à l’extrême droite. Ce phénomène est plus profond. Il s’agit d’un glissement de la société, que l’on ne peut comprendre qu’en analysant les structures socio-économiques du système capitaliste, ses crises récurrentes et les limites matérielles auxquelles il se heurte. C’est pourquoi le péril qui grandit devant nous ne peut être combattu uniquement sur le terrain politique. Il nous faut également agir sur ce qui le produit et le nourrit, c’est-à-dire sur les fondements mêmes du système. N’ayons pas peur de reprendre de vieille maxime, la seule réponse possible est révolutionnaire. Car c’est des fondements du système qu’émerge la peste brune. Et par ce combat nous pouvons en réunir tant d’autres, intrinsèquement liés. En effet, ce processus de fascisation est un grand péril qui vient à côté de la catastrophe écologique, des guerres, massacres et génocides en cours, de la paupérisation galopante, de la famine, de la misère… et ce à l’échelle planétaire.
Tout cela peut sembler tellement vaste qu’on reste impuissant face au monstre. Pourtant n’oublions pas qu’il n’a de force que par notre participation au système. Sans nous il n’est rien. Individuellement nous ne pouvons changer le cours des choses mais en se retrouvant, en échangeant les possibles s’ouvrent.
Table de presse tenue par la Rétive
