Réunion Rétive & Exploités énervés

Lors des réunions du collectif Exploités énervés on discute des luttes en cours, des enjeux sociaux et sociétaux qui nous entourent, du local à l’international. On conspire pour changer le monde, pour aboutir à l’émancipation individuelle et collective de tous et toutes, pour abolir le capital, la société de classe et les rapports de domination. On rêve révolution.
Et comme ce collectif organise et anime le local de La Rétive, on y discute aussi pratiquement des activités en cours et à venir (projections, discussions, permanences…), de nouvelles utilisations du local, d’une prochaine cantine, de petits travaux à faire… Pour que ce lieu soit un repaire pour mille rencontres, préparant et préfigurant un autre futur.
Donc n’hésitez pas à venir aux réunions d’organisation, aux Causeries révolutionnaires, cantines et autres initiatives pour emprunter un livre, embarquer une brochure, des affiches, des stickers, participer à une discussion enflammée, proposer des activités…

Réunion de la LDH Alès

La section d’Alès de la ligue des droits de l’homme vous convie, tous les 2e vendredi de chaque mois, à une rencontre échange sur les thèmes qui lui sont propres :

Combattre toutes les discriminations d’ordre sexuel, raciste, social.

La défense de nos droits et la lutte pour leur élargissement.

Rencontre informelle dans un premier temps avec comme perspective la mise en place d’une vigilance par rapport à la montée de l’extrême droite locale.

Causerie révolutionnaire: Fascisation ou Révolution

Depuis pas mal d’années, les difficultés à finir le mois ne cessent de s’accroître, les crises et catastrophes se succèdent, les tensions internationales se multiplient, l’avenir est de plus en plus grisâtre. Les dirigeants n’ont comme seule perspective de toujours plus nous serrer la ceinture et de nous imposer un ordre social de plus en plus répressif. Pourtant les richesses s’accumulent toujours dans les poches des capitalistes. C’est dans un système en crise que nous vivons, qui semble à bout de course mais qui reprend toujours son souffle à coup de lois anti-sociales, de répressions, de guerres…. Petit à petit nous voyons nos libertés se réduire, la violence de l’État s’intensifier, à côté de la violence économique. Qu’on soit étudiant, travailleur, chômeur ou retraité, nos conditions se dégradent et quand on conteste, au mieux ou nous ignore, de plus en plus on nous réprime. C’est ce processus de durcissement des instances, tant économiques que politiques que l’on nomme fascisation. Il n’a pas forcément besoin de faire grand bruit ou d’apparaître avec le hideux visage de l’extrême-droite pour s’immiscer au cœur du pouvoir et transformer la société.

Les partis ne proposent pas de réelle alternative, la majorité s’inscrit dans ce mouvement. Les discours et les logiques de répression économiques, politiques et policières, la dynamique du nationalisme et de la défense des intérêts « nationaux », par la guerre si nécessaire, sont partagés, en tout ou partie, par le monde politique et médiatique. En effet, l’explication du processus à l’œuvre ne peut pas se réduire à un simple choix idéologique, qu’il soit libéral, fasciste ou à la combinaison des deux que l’on voit aujourd’hui se développer, notamment à l’extrême droite. Ce phénomène est plus profond. Il s’agit d’un glissement de la société, que l’on ne peut comprendre qu’en analysant les structures socio-économiques du système capitaliste, ses crises récurrentes et les limites matérielles auxquelles il se heurte. C’est pourquoi le péril qui grandit devant nous ne peut être combattu uniquement sur le terrain politique. Il nous faut également agir sur ce qui le produit et le nourrit, c’est-à-dire sur les fondements mêmes du système. N’ayons pas peur de reprendre de vieille maxime, la seule réponse possible est révolutionnaire. Car c’est des fondements du système qu’émerge la peste brune. Et par ce combat nous pouvons en réunir tant d’autres, intrinsèquement liés. En effet, ce processus de fascisation est un grand péril qui vient à côté de la catastrophe écologique, des guerres, massacres et génocides en cours, de la paupérisation galopante, de la famine, de la misère… et ce à l’échelle planétaire.

Tout cela peut sembler tellement vaste qu’on reste impuissant face au monstre. Pourtant n’oublions pas qu’il n’a de force que par notre participation au système. Sans nous il n’est rien. Individuellement nous ne pouvons changer le cours des choses mais en se retrouvant, en échangeant les possibles s’ouvrent.