Réunion mensuelle

Tous les avant-derniers dimanches du mois, lors de réunions ouvertes à tous, la Rétive concocte son programme ! Bienvenue à toutes les personnes qui souhaitent participer au fonctionnement du local, proposer une activité, une initiative, …

Ciné-club – Welcome

Ciné-club – Welcome

19h30 : auberge espagnole
21h : projection

Film de Philippe Lioret, 2009, 110 min.

Bilal, jeune migrant kurde d’Irak, âgé de 17 ans, vient d’arriver à Calais et espère passer en Angleterre pour y rejoindre sa petite amie. Alors qu’il est arrêté par les autorités lors de sa première tentative, l’idée lui vient de traverser la Manche à la nage. En prenant des cours de natation, il rencontre Simon, maître-nageur de la piscine municipale qui, d’abord indifférent, va peu à peu l’aider dans son projet. Alors que l’implication croissante du maître-nageur relève aussi bien de la prise de conscience politique que de l’ivresse de l’inconnu, Welcome nous montre l’évolution d’un homme ordinaire, habitué au renoncement, soudain habité par la volonté de mener au moins une entreprise à son terme, au mépris des conséquences. Dans la description de ces dernières, Welcome est nourri d’une colère qui va croissant au fil de séquences de plus en plus tendues. Dans les « jungles », les migrants survivent dans des communautés régies par la violence des passeurs, sous la menace du harcèlement permanent des hommes en uniforme.

Cantine sans frontières

en soutien à des familles sans-papiers hébergées aux alentours d’Alès.

Au menu du samedi 28 octobre, repas algérien !
– Salade composée
– Tajine au poulet et aux olives (et version végétarienne)
– Gâteaux maison

Cette initiative est proposée par des personnes afin d’apporter une aide financière à plusieurs familles exilées hébergées aux alentours d’Alès. Elle vise également à développer des liens entre les exilés et leurs différents soutiens afin de renforcer un réseau d’entraide.

La solidarité s’exprime dans un ensemble de pratiques comme les mutuelles, trouver un logement, dépanner une machine à laver, se mobiliser pour empêcher des expulsions, organiser des cantines de soutien, etc. Pour éviter de centraliser et d’institutionnaliser la solidarité, nous encourageons à diffuser et multiplier ces pratiques.

Cette cantine est organisée avec les personnes concernées et l’intégralité de l’argent récolté (le repas est à prix libre) leur sera reversée.

Discussion autour du livre « Réfugié » de Emmanuel Mbolela

« J’espère que ce livre contribuera un tant soit peu à faire entendre la voix des sans-voix et à mobiliser encore plus de monde pour interpeller les décideurs sur les conséquences dramatiques de leurs politiques xénophobes et sécuritaires. »

Persécuté pour des raisons politiques, Emmanuel Mbolela (né en 1973) a fui la République démocratique du Congo (RDC, ex- Zaïre) en 2002. Il a voyagé six ans durant lesquels il a affronté les mêmes difficultés que des milliers d’autres migrant-e-s : racket des douaniers, business des passeurs, embuscade dans le désert du Sahara, travail au noir à Tamanrasset pour financer la suite du voyage et enfin la nasse marocaine, où il est resté bloqué pendant quatre ans. Là, il a fondé avec des compatriotes la première association de réfugié-e-s : l’Association des réfugiés congolais au Maroc (Arcom), refusant ainsi le statut de victime muette et impuissante. Dans son récit, il montre combien les femmes subissent encore plus de violence et d’exploitation tout au long du parcours, mais aussi comment ce sont elles qui sont à l’initiative des actions de résistance et de protestation. Emmanuel Mbolela a fini par obtenir l’asile politique en Hollande en 2008. Depuis, il ne cesse d’oeuvrer pour des rapports Nord-Sud égalitaires et solidaires.

Discussion – Critique du capitalisme ou politique de l’identité ? Confusions théoriques, impasses stratégiques, perspectives émancipatrices.

Avec les auteurs : Nedjib Sidi Moussa (La fabrique du musulman) et Renaud
Garcia (Le désert de la critique).

Depuis quelques années, le discours de la « gauche radicale » s’articule de plus en plus autour d’identités et non plus autour des rapports de classes. S’organiser entre femmes, entre « racisés », entre homosexuels, entre communautés…, tout en cherchant à se mettre à la place du plus dominé, à l’intersection de dominations multiples, est une pratique de plus en plus courante. Mais pourquoi se regrouper sur une telle base ? Quelle est l’origine de ces théories qui visent à lutter contre les rapports de domination et de pouvoir ? Quelles perspectives cela amène-t-il dans les luttes en cours et à venir ?

Renaud Garcia, auteur du Désert de la critique, étudie le cheminement du postmodernisme (Foucault, Derrida…), en particulier de l’idée de déconstruction, dans sa remise en cause de la lutte de classes et de la perspective révolutionnaire, et son appropriation actuelle par certains milieux que l’on peut désigner comme « post anarchistes ». Son analyse croisera celle de Nedjib Sidi Moussa, qui montre, dans La fabrique du musulman, comment une certaine « gauche radicale » a remis au goût du jour les notions de race et de religion en lieu et place de la question sociale.

Pourquoi parler aujourd’hui d’islamophobie ? Cette notion, qui mêle le religieux à la question du racisme, cache la réalité de ce dernier et peut mener à des confusions et à soutenir les religions. Or la religion, soutien indéfectible de l’oppression et des classes dominantes, sert très souvent à masquer l’exploitation qui est commune à l’ensemble du prolétariat. On déconstruit les rapports de domination pour ne garder que des identités qui nous assignent à une place, aussi marginale ou singulière soit-elle. L’assignation à une identité nie directement les choix individuels, mais aussi les rapports sociaux propres au monde dans lequel nous vivons. La lutte contre le racisme et le sexisme est nécessaire, mais sous un angle qui prenne en compte leur articulation avec le système capitaliste.

Les deux ouvrages nous questionnent sur les perspectives émancipatrices de telles luttes autour de la race, de la religion ou de l’identité, tandis que la restructuration du capitalisme se poursuit, que la lutte de classes n’a jamais été aussi actuelle, et que les divisions du prolétariat, l’atomisation bien réelle de celui-ci, laissent libre cours à la perpétuation de l’exploitation. Déconstruction et anti-islamophobie ne nieraient-elles pas toute perspective révolutionnaire ?

Ces questions et ce débat sont complexes, mais ils nous semblent nécessaires à l’heure actuelle. Afin de mieux appréhender ces interrogations, nous proposons une bibliographie indicative sur le site de la Rétive dans l’onglet « à lire, à relire ».

Atelier d’écriture

De 14h00 à 18h00

A partir d’octobre nous reprendrons un atelier nouvelle formule animé à chaque séance par un membre différent de l’atelier afin de favoriser une prise en main collective des activités.

Et ce sera toujours dans une ambiance bienveillante que nous nous reprendrons à jouer avec les mots, à nous laisser surprendre, à accepter le déraisonnable pour faire jaillir une parole libératrice ouvrant sur d’infinis possibles.

Permanence du collectif Exploités Énervés

Exploités Énervés – Un collectif sur Alès et les Cévennes.
Le collectif Exploités Énervés s’organise pour lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l’exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent.

Pour ce collectif, il n’y a pas d’opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l’État cherche à nous maintenir dans l’isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s’agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu’il ne s’agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système d’exploitation.
Dans le bassin d’Alès comme ailleurs, nous avons besoin de nous rencontrer, d’échanger des infos sur les possibilités de débrouille, de construire un rapport de force collectif…

Le collectif propose tous les deuxième et quatrième vendredis du mois des permanences pour que ceux et celles ayant des problèmes avec une administration, un patron, un bailleur… puissent venir pour y trouver des informations et des camarades pour lutter contre le sort qui nous est fait.

Voir le site : https://exploitesenerves.noblogs.org